Le lendemain de veille s’allonge dangereusement à Pittsburgh

Pas besoin de vous expliquer que ce titre était une métaphore, n’est-ce pas?

Le dossier immaculé de Sidney Crosby s’explique par un désir de vaincre et une discipline unique. Toutefois, après deux Coupe Stanley consécutives, c’est à se demander si le capitaine, à l’image de sa formation, peine à trouver la motivation supplémentaire nécessaire à dominer la LNH.

Le kid ne semble pas dans son assiette. N’ayant pas trouvé le fond du filet depuis neuf rencontres, il culminerait la campagne 2017-2018 avec 56 points et 22 buts s’il maintenait ce rythme de croisière…

Même si Paul Byron était l’homme le plus heureux du monde lorsqu’il a empilé ce total de filets la saison précédente, ça ne veut pas dire que cela soit satisfaisant…

Cette léthargie n’empêche certainement pas Mike Sullivan de dormir, lui qui n’avait même pas remarqué la panne de sa vedette. Crosby avait traversé des difficultés de la sorte, lors de la saison précédente, avant de tout briser sur son passage.

Sauf que cette fois-ci, l’équipe en ressent davantage les conséquences et ne pourra pas se permettre de flirter avec la défaite encore bien longtemps. Depuis le lockout, aucune formation n’a accumulé un nombre de points aussi faibles au classement général avant de mettre la main sur la Coupe Stanley.

Le mutisme de Crosby ralentit-il ses coéquipiers à ce point?

Le grand nombre de parties jouées lors des dernières années commence-t-il à se faire sentir?

Les pertes de Nick Bonino, Chris Kunitz, Matt Cullen et de Marc-André Fleury minent-elles gravement l’esprit d’équipe?

Ça, c’est une hypothèse plus que valable… Du moins, lorsque l’on constate les difficultés qu’éprouve Matt Murray entre les poteaux. Suite à l’échec retentissant de la signature d’Antti Niemi, Jim Rutherford semble à la recherche d’un homme masqué avec du millage pour appuyer sa jeune sensation.

159 matchs d’expérience dans le circuit Bettman, ça te suffit Jim? Un cerbère vétéran à Montréal pourrait bien être disponible, lorsqu’il sera remis de la bombe atomique que Dustin Byfuglien lui a larguée en pleine tronche…

Ça ne s’arrête pas là. Bien que restreints par le plafond salarial, les Penguins aimeraient bien greffer un attaquant à leur arsenal d’ici la date limite des transactions. Une offre agressive aurait même été déposée à Joe Sakic pour l’obtention de Matt Duchene, avant son départ pour Ottawa…

Je n’oserais pas mentionner le nom d’un jeune américano-russe ici tout de même… Cela serait déplacé!

Transaction ou pas, impossible d’écarter l’équipe de Mario Lemieux de la liste de prétendant potentiel à l’obtention d’une Coupe Stanley. Les gros canons de la Pennsylvanie ne devraient pas tarder à s’enclencher puis la logique des choses l’emportera sur la tendance actuelle observée au classement…

Ce qui ne veut pas dire qu’après un retour en force, les Penguins seront considérés comme favoris aux grands honneurs. À ce chapitre, déclasser le Lightning de Tampa Bay ne s’avèrera pas une mince tâche cette campagne…

En Rafale

– Difficile de nier cela. En faisant preuve d’intégrité, le CH tairait beaucoup de rumeurs… Mais pourrait alimenter d’autres conversations!

– Sa dernière campagne à Montréal? Claude Julien les aime un peu plus costauds, ses plombiers…

– Ça commence bien pour Reway en KHL…

– Tout comme son capitaine, Charlie Lindgren a la foi.

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