Lawson Crouse polarise les opinions | Est-il un choix top-10?

Aucun espoir ne polarise mieux les opinions que Lawson Crouse en vue du repêchage de 2015. C’est que Crouse vient de conclure une saison ordinaire sur le plan des statistiques, avec à peine un point par match dans la OHL, mais il figure pourtant dans le top-10 de presque toutes les agences de recrutement. Évidemment, c’est en partie parce qu’il mesure un beau 6’2 et pèse un joli 215 livres.

Certains (entre autres Dieurkshire issu de l’Immaculée Conception) ont saisi l’occasion pour moquer les partisans du « MOAR big ». Pour eux, l’obsession pour la grandeur et la grosseur est dérisoire et les statistiques, de par leur objectivité innée, devraient faire foi de tout.

Mais ce serait manquer complètement le bateau que de croire que le gabarit n’importe pas. Pas besoin de leçons de physique pour expliquer que séparer le porteur du disque dans les coins de bande, se frayer un chemin vers le filet, ou protéger la rondelle est parfois une épreuve de force. Il y a cette équation inversement proportionnelle: plus le joueur est petit, plus son talent doit être grand. Un homme costaud avec peu d’habiletés connaîtra plus de succès qu’un nabot avec un talent légèrement au-dessus de la moyenne.

Je me rappelle avoir été rappelé par les Sound Tigers de Bridgeport dans la ligue Américaine. Dans le junior et la NCAA, j’étais un marqueur. Je faisais 6’2 et 185 livres, je n’étais pas le plus fort, mais j’étais assez gros pour faire la démonstration de mes talents. Dans la LAH, je ne pouvais pas le faire. Mes adversaires étaient trop gros, trop forts et comme je ne pouvais utiliser les talents qui me distançaient du lot aux niveaux inférieurs, j’étais inutile. Mon ancien coéquipier Tim Jackman – un joueur de 4e trio dans la LNH – a enfilé 15 buts et produit 36 points en 44 matchs avant d’être rappelé dans la LNH. Il était toujours dans la peinture, gagnant les épreuves de force devant le filet pour dévier les rondelles ou saisir un retour. Sa puissance était un attribut offensif plus important que mon talent. – Justin Bourne

Il ne faut pas s’étonner si Crouse génère autant d’intérêt auprès des équipes du circuit: il est un gros gaillard qui patine bien, qui est défensivement impeccable, qui joue intelligemment et qui montre des flashs offensifs sporadiques. On l’a vu par moments y aller de manoeuvres offensives épatantes. S’il réussit à peaufiner ces outils de sorte à pouvoir les mettre à profit constamment, il deviendra un sapré joueur de hockey. Certes, vous savez jusqu’où on peut aller avec des « si »…

En vertu de ses capacités athlétiques nettement au-dessus de la moyenne, Crouse offre presque la certitude de jouer dans le circuit Bettman un jour. Il reste à voir s’il pourra dupliquer la courbe de progression de Ryan O’Reilly ou Milan Lucic. Et si on jetait un coup d’oeil aux évaluations que les recruteurs avaient faites d’eux, l’année de leur repêchage?

O’Reilly peut faire un peu de tout (QI HOCKEY). Il peut marquer, frapper, défendre, gagner des mises au jeu, tuer des pénalités et jouer dans presque toutes les situations. Au prochain niveau, je ne vois pas de grand potentiel offensif, mais je serais surpris qu’il ne fasse pas la LNH. – Sean Koegh

Lucic pratique un style musclé et agressif, mais il a aussi les talents et l’intelligence (QI HOCKEY) pour jouer au hockey. Il peut battre son adversaire avec ses poings et contribuer à l’attaque quelques secondes plus tard. – Kirk Luedeke of the New England Hockey Journal

Tyler Biggs est terrifiant: il est gros et fort et il sait utiliser ces atouts à son avantage. Son échec avant intimidant et puissant met beaucoup de pression sur les défenseurs et il a prouvé pouvoir en tirer avantage autour du filet. Il a un excellent tir et une bonne gâchette, mais, offensivement, il s’implique plutôt devant le filet.  – ISS

O’Reilly et Lucic sont tous les deux devenus des attaquants de puissance utiles à leur équipe, capables de contribuer à l’avant. Biggs, qui a été un échec, semblait être bâti dans le même moule, mais vous aurez remarqué qu’on ne fait aucune mention de son QI hockey. La plupart du temps, je crois que c’est cet élément clé qui fait pencher la balance d’un côté comme de l’autre chez les hockeyeurs robustes.

Crouse est un attaquant de puissance typique possédant un excellent coup de patin. Son QI hockey est très élevé: il est éveillé sur la patinoire et lit bien le jeu. Il a de bonnes habiletés offensives, mais il est simplement trop souvent pris à défendre à ce stade de sa carrière. – Mike Mackley

Si le passé est bel et bien garant du futur, il aura prouvé que des espoirs avec des habiletés similaires peuvent avoir du succès dans la LNH. Bien qu’il faut éviter d’être trop aveuglé par les intangibles, Crouse mérite une place dans le top-10.

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