La valeur de Max Pacioretty excède-t-elle celle de Matt Duchene?

Shane Bowers. Andrew Hammond. Samuel Girard. Vladislav Kamenev. Trois choix importants au repêchage.

Pouvez-vous me refiler l’adresse de Joe Sakic? J’ai quelques excuses à lui adresser…

Le dénouement de la saga Duchene aura finalement été à l’avantage de Joe Sakic. Largement.

À priori, un jeune centre offensif est probablement la pièce qui possède le plus de valeur sur le marché des transactions. Malgré des performances horribles ainsi qu’une attitude qui l’était tout autant, Matt Duchene aura finalement apporté le jackpot que tenait mordicus à obtenir l’état-major de l’Avalanche. La technique de négociation utilisée dans ce dossier était bien simple : un prix a été fixé, puis une transaction n’a été annoncée qu’au moment où un acheteur s’est plié aux demandes initiales.

Voilà une belle leçon d’affaires pour Marc Bergevin et le Canadien.

Regardons les choses en face : Max Pacioretty a accumulé quatre saisons consécutives de 30 filets et plus. Depuis 2011, c’est son nom que l’on retrouve au sommet de la colonne des pointeurs du Canadien. CHAQUE ANNÉE!

Sans lancer des comparaisons basées sur des ouïes-dires quant à l’attitude des deux personnages à l’extérieur de la patinoire, il faut se rendre à l’évidence que Max Pacioretty est un meilleur joueur que Matt Duchene… et devrait donc occasionner un retour égal…

Ou supérieur.

Même si les ailiers génèrent généralement moins d’intérêt que les centres, Andrew Berkshire estime que le capitaine est plus gros, fort, meilleur offensivement et défensivement que Matt Duchene, et devrait par conséquent rapporter un lot plus intéressant au CH.

Je vous invite à parcourir l’analyse de Berkshire, qui mérite tout de même votre attention, pour me concentrer sur un autre aspect de la situation : la faisabilité d’une transaction de cette envergure impliquant Max Pacioretty.

Les transactions à trois équipes surviennent rarement. Marc Bergevin ne peut se permettre d’attendre de recevoir des actifs de deux homologues distincts s’il souhaite sincèrement se séparer de son ultime leader.

Conséquemment, le Canadien recevra probablement un nombre d’atouts moins élevé… mais une valeur similaire à celle obtenue dans la transaction Duchene!

Au bout de la ligne, les dirigeants du CH doivent simplement s’assurer de sacrifier leur meilleur attaquant pour mettre la main sur le cœur de leur attaque pour les années à venir : un centre de premier plan.

Bien entendu, il sera difficile de trouver une équipe souhaitant à la fois obtenir un marqueur d’élite et se séparer d’un centre établi…  Ce qui forcera vraisemblablement le Canadien à obtenir un espoir, dont l’avenir n’offrira aucune promesse. Heureusement, les possibilités à cet égard sont nombreuses.

Encore faut-il que les équipes propriétaires de ces pivots d’exceptions soient prêtes à prendre un grand risque…

Une situation qui pourrait potentiellement contrecarrer les plans du CH. Advenant ce scénario, Marc Bergevin devra se garder une porte ouverte : des négociations contractuelles devront être lancées avec Max Pacioretty.

À quoi bon laisser aller un joueur d’exception, oeuvrant au sein d’une équipe dépourvue de ressource offensive, si cela ne permet pas de l’améliorer à moyen terme?

Espérons seulement que le 67 n’est présentement pas trop effrayé par la présence de son nom dans la tornade infernale que sont les rumeurs de transaction…

En Rafale

– Juste sur le désavantage numérique, ok Claude?

– Une grande soirée attend Eric Lindros.

– En tant qu’assistant-directeur général, bien entendu…

– Callum Mallace rejoint Laurent Ciman.

Pleky excelle contre les Bruins.

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