La MLS adapte (finalement) son calendrier | Folie en Libertadores

C’est finalement aujourd’hui que se joueront les finales d’association en MLS. Après 2 longues semaines de pause due à la pause internationale, les séries reprennent en route vers la finale qui se jouera le 8 décembre.

Nul besoin de souligner que cette pause internationale tue complètement le momentum de ses séries MLS. Alors que la saison se termine le 28 octobre, les matchs de barrages sont joués quelque 3 jours plus tard et les demi-finales d’association s’amorcent dès le week-end suivant. Puis, deux semaines sans rien…

Je vous ai parlé plusieurs fois de cette situation ridicule depuis que je couvre l’Impact de Montréal, et il semble finalement que Don Garber et compagnie aient entendu les doléances des partisans. Le site The Athletic, qui développe d’ailleurs de plus en plus son offre au niveau du foot, a annoncé en primeur la semaine dernière que la MLS revoyait son calendrier afin de pallier à cette situation. Les changements seraient effectifs dès… 2019!

L’idée principale est évidemment de sacrer un champion de la MLS avant cette fameuse pause internationale du mois de novembre. La MLS étant ce qu’elle est, modifier le calendrier a évidemment beaucoup d’impact sur d’autres éléments de la ligue, surtout considérant les équipes nordiques comme l’Impact de Montréal qui doivent composer avec une température extérieure qui est, faut-il le rappeler, incertaine.

Surtout, la MLS prend de l’expansion. La ligue passera à 24 équipes l’an prochain avec l’arrivée annoncée du FC Cincinnati et se rendra ultimement à 28 équipes d’ici quelques années avec les arrivées d’équipes à Miami et Nashville, notamment. En ce sens, ce sont désormais 14 équipes qui accéderont aux séries plutôt que 12, ce qui aurait par exemple permis à l’Impact de se qualifier pour cette saison 2018.

Évidemment, l’objectif de sacrer un champion au début du mois de novembre tout en ajoutant une équipe qualifiée en séries semble contradictoire, ce qui explique que la MLS ait encore plus loin dans ses modifications en éliminant totalement les matchs aller-retour.

Ainsi, même si rien n’est officiel à ce niveau, on en comprend que l’équipe terminant au premier rang de son association aurait un passe-droit pour la deuxième ronde pendant que les 6 autres équipes se disputeraient les trois matchs restants avec la formule (7 vs 2, 6 vs 3, 5 vs 4). Sans matchs aller-retour, une équipe championne pourrait incidemment ne jouer que 3 matchs de séries avant d’être sacrée championne, un contraste majeur avec le format actuel où un champion jouera un minimum de 5 matchs.

Le plus gros impact de cette élimination des matchs aller-retour est toutefois la possibilité qu’une équipe se rendant loin en séries éliminatoires n’évolue jamais de ses partisans. Par exemple, si le format avait été appliqué dès cette saison et que l’Impact avait eu à remporter la MLS Cup, l’équipe aurait dû le faire sans jamais jouer au Stade Saputo ou au Stade olympique. En considérant que les meilleurs moments MLS de l’Impact ont été lors de matchs en séries à la maison, ce peut être difficile à avaler pour certains…

En même temps, une certaine logique s’en dégage. Malgré le Supporter’s Shield, plusieurs déplorent le fait que la saison régulière de la MLS n’a pas assez d’impact sur les séries. Avec cette nouvelle formule, le fait de terminer en position avantageuse durant la saison sera d’autant plus important pour une équipe qui désire pouvoir profiter du confort de son propre stade rendu en séries éliminatoires.

D’ailleurs, considérant que la MLS Cup serait jouée au tout début novembre, si l’Impact avait un jour à terminer premier au classement et à se rendre en finale, le match pourrait être joué au Stade Saputo plutôt qu’au Stade olympique, en soi une excellente nouvelle.

Toutefois, couronner un champion plutôt qu’actuellement sans réduire le nombre de matchs (ce qui est prévu éventuellement, mais assurément pas en 2019) implique assurément que la saison devra débuter plus tôt. Débutant actuellement au mois de mars, on avance que la saison 2019 pourrait commencer dès la fin février. De plus, les équipes seront appelées à jouer plus de matchs en milieu de semaine au courant de la saison, ce qui devrait inciter certaines équipes à s’assurer une meilleure profondeur et un banc capable de faire la différence.

Pour l’Impact, ça implique surtout 1 ou 2 matchs de plus de saison régulière au Stade olympique. L’équipe s’en est bien tirée en 2018 avec seulement un match au Big O, mais on a vu à quel point les nombreux matchs de suite à l’extérieur peuvent faire mal en début de saison. Est-ce mieux de sacrifier l’ambiance et jouer 3 ou 4 matchs au Stade olympique en début de saison ou encore tenter le diable en jouant plus de matchs à l’extérieur en début de saison et en s’assurant des séries de matchs au Stade Saputo durant l’été?

Je penche personnellement pour la deuxième option, et vous?

Quand la passion devient stupidité.
Les amateurs de foot attendaient avec impatience le match retour de la Copa Libertadores hier entre les deux rivaux naturels que sont Boca Juniors et River Plate. Si vous vous demandez quelle importance peut avoir cette coupe en Argentine, dites-vous que ces images sont tirées d’une pratique publique cette semaine…

La passion donc, elle est forte, profonde et synonyme du foot en Argentine.

La ligne entre passion et stupidité n’est toutefois malheureusement jamais bien loin, et on en a été témoin hier après-midi. Au moment où l’équipe de Boca arrivait au stade de River Plate, leur autobus a été assailli par des partisans du River Plate. Roches, bières, bombes lacrymogènes, les partisans ne se sont pas gênés et ont brisé toutes les vitres de l’autobus en plus d’atteindre plusieurs joueurs.

Un milieu de terrain de Boca a dû être transporté d’urgence à l’hôpital, et plusieurs joueurs se sentaient incapables de jouer, soit blessés par l’attaque ou simplement décontenancés par tant de violences. Les officiels de la CONMEBOL ont d’abord voulu jouer le match malgré tout, mais ils ont finalement reculé devant les réactions fortes à cette décision. Initialement remis à aujourd’hui puis encore une fois annulé, le match pourrait finalement être joué en terrain neutre, possiblement à Abu Dhabi au mois de décembre selon les dernières nouvelles. Quelle déception.

La passion est ce qui démarque le foot sud-américain du reste du monde, mais quand celle-ci dépasse les bornes et empêche les joueurs de pratiquer ce qui crée cette passion à la base, ça va décidément trop loin. Et dites-vous que ce type de comportement n’est pas près de s’arrêter, quand on voit ce que certains transmettent à leurs enfants…

Commentez, partagez et suivez-moi sur Twitter et Facebook.

ALLONS!

PLUS DE NOUVELLES