Un attaquant de luxe bientôt hors de prix pour les Leafs ?

James Van Riemsdyk a le sens du timing. L’attaquant des Leafs, dont le contrat arrivera à échéance au terme de la saison qui l’occupe, y totalise déjà son plus grand nombre de buts en carrière. Ce chiffre ne sera pas le seul à être revu à la hausse d’ici l’automne prochain, alors que bien des équipes auront leur chéquier à la main pour lui faire la cour, le premier juillet.

Les dirigeants de l’organisation torontoise ne sont pas fous. Du moins pas assez pour se plaindre des 31 filets inscrits par JVR en 2017-2018, ni pour afficher trop d’optimisme face à la perspective de renouveler ses services pour les années qui suivront. Les quelque 4 millions de dollars (et des poussières) qui lui sont actuellement dédiés sur la masse salariale de l’équipe ne suffiront pas à égaler les offres de contrat des autres directeurs généraux en quête d’offensive.

Lou Lamoriello, devant une situation financière délicate, devra prendre des décisions qui le seront tout autant au cours des prochains mois. Ce dernier, qui semble déjà en voie de composer avec la masse salariale la plus élevée de toute la ligue nationale d’ici peu, n’aura qu’une dernière saison de répit avant que Matthews, Marner et Nylander fassent tous trois sauter la banque.

Des joueurs qui commanderont bientôt de très gros salaires.

À moins que Van Riemsdyk n’accepte une entente à court terme ou une rémunération moindre, Mike Babcock devra lui trouver un remplaçant au sein de son alignement à compter du mois d’octobre. Certes, sa troupe constitue l’une des cinq meilleures offensives de la LNH dans l’immédiat, et l’âge moyen de celle-ci ne laisse présager aucun ralentissement à ce niveau.

N’empêche que le deuxième choix au total de l’encan de 2007 n’est pas étranger à cette force de frappe. Il est l’exemple parfait du fameux attaquant de puissance. Son gabarit, sa facilité à faire scintiller la lumière rouge et la constance quasi irréprochable qu’il affiche lorsqu’il se tient loin de l’infirmerie font de lui un joueur d’impact. Puis ils feront de lui un homme riche cet été, en Ontario ou ailleurs.

Sa production au cours de ce dernier droit est la cerise sur le sundae d’une saison qui a certainement bon goût au palais des partisans des Leafs. Auteur d’un tour du chapeau face aux Stars mercredi dernier, et d’une soirée de deux buts le lendemain à Buffalo, les offres seront nombreuses, le premier juillet, sur la table du hockeyeur de 28 ans. Une fois John Tavares sorti des tablettes, le numéro 25 sera l’une des options les plus alléchantes parmi les attaquants disponibles. Marc Bergevin y jettera certainement un coup d’oeil, mais il ne sera pas le seul. Cette journée fatidique sera un dimanche, mais à en juger par la qualité des joueurs qui seront alors sans contrat, elle aura plutôt des airs de black friday.

En Rafale

– La solution pour les Leafs ?

– Une équipe à prendre au sérieux ce printemps.

– Pas l’année du Canada pour le hockey olympique…

Home sweet home.

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