*UPDATE – 13:18* JACQUES MARTIN: SON HEURE SONNERA-T-ELLE BIENTÔT?

Et Pierre Gauthier regarde peut-être son cadran lui aussi.

Mais commençons par le début.

Ainsi donc, la décision toute calculée de se départir de Kirk Muller et de faire monter ses amis les Randys est en train de péter au visage de Jacques Martin.

Muller, le favori des joueurs, dont plusieurs vétérans, était le player’s coach classique. Il était l’assistant entraîneur idéal. Sauf pour Jacques Martin, apparemment…

Kirk Muller: un départ qui fait beaucoup plus mal que prévu…
Photo : RDS

Il était celui capable de faire avaler les idées et les décisions controversées du coach à peu près à n’importe qui.

C’est lui qui tenait les joueurs éveillés au banc pendant que Jacques Martin et Perry Pearns regardaient leurs pantalons beiges et leurs bas bruns.

C’est lui qui inspirait ce genre de respect que seul un ancien grand capitaine et véritable guerrier peut inspirer.

C’est encore lui que l’on pouvait encore identifier au passé glorieux de cette organisation.

Et, enfin, n’est-il pas celui qui aidait l’avantage numérique du Canadien à se classer dans le top 5 de la LNH bon an, mal an? Faut-il encore le rappeler?

Bref, le message de Martin ne passe plus et ce n’est pas Randy « mon meilleur ami s’appelle Jacques Martin » Cunneyworth qui va le faire passer!

Surtout qu’il vient remplacer celui qui était le préféré de tous!

Non mais, à quoi a-t-on pensé ici?

Quel plan voué à l’échec!

Si on tenait vraiment à remplacer Muller, il aurait au moins fallu un gars que les joueurs n’auraient pas pu identifier à Jacques Martin.

Pas son disciple bien aimé!

Il n’y a pas à dire, et DLC le soulevait dimanche, il semble que Martin en mène très large au sein de l’organisation. Ancien directeur général en Floride, puis ami de Bob Gainey, qui lui-même en mène encore large au 7e étage, Martin se serait permis, entre autres, de refuser l’embauche de Jagr l’été dernier et a eu un gros mot à dire sur bon nombre de décisions depuis son entrée en poste.

Avec Gainey d’un côté et Martin de l’autre, il est permis de se demander si Pierre « Bob Light » Gauthier a vraiment les coudées franches dans l’exercice de ses fonctions. J’ai comme l’impression qu’on fonctionne dans un très (trop) grand « esprit de collégialité », pour reprendre une expression chère à Stéphane Dion, un grand leader… NOT!

Cela dit, on ne sait pas exactement comment tout se passe au 7e étage. Je ne pointe pas en direction de Martin et de Gainey pour absoudre complètement Gauthier, mais il me semble que des trois c’est lui qui a fait le meilleur travail ces derniers temps. À tout le moins, le moins pire.

Cela dit, Gauthier est-il assez bon pour convaincre Geoff Molson, un jeune administrateur ambitieux et respectueux du passé de l’équipe de le laisser en poste encore longtemps?

Les non signatures de Roman Hamrlik, encore très solide malgré son âge, et de James Wisniewski, qui aurait lui aussi bien aimé poursuivre son séjour ici, font mal. Surtout que plusieurs questionnent le jugement de Gauthier dans le dossier Markov, surtout si on assume que c’est à lui que revient la décision finale, bien sûr.

Peu importe les rapports qu’ils avaient reçu sur son état de santé, n’avait-il jamais remarqué que les mises en échecs bien ordinaires de Grabovski, Cooke et Staal à l’endroit de Markov ces dernières années n’étaient pas de nature à causer normalement de telles blessures aux genoux? Pourquoi l’histoire serait-elle différentes lors de son « prochain » retour au jeu?

N’a-t-il pas vu qu’il y avait le mot «FRAGILE» écrit sur la boîte avant de signer un chèque de 17,25 M$ pour « s’assurer les services » du défenseur russe?

Geoff Molson ne doit pas aimer ça garocher son argent par les fenêtres. Il a dû en prendre bonne note.

Des solutions?

Bien sûr, Jacques Martin peut encore sauver sa peau. Pierre Gauthier aussi. Mais la tâche sera colossale s’ils veulent renverser la vapeur cette semaine.

Pour un, même s’il y parvenait momentanément, je ne crois pas que Jacques Martin se rendra aux Fêtes tellement on commence à sentir le vestiaire se défiler.

MISE À JOUR – 12:50 – D’ailleurs, un source vient de nous informer que le vestiaire aurait basculé. Cole y serait pour quelque chose. Le tiers qui se disait neutre semble avoir pris position, et ce n’est pas du côté de Jacques Martin!

MISE À JOUR – 12:50 – De plus, on sait maintenant que des avocats représentant 3-4 anciens joueurs/entraîneurs du Tricolore ont été contactés par l’organisation pour pallier au départ éventuel de Martin. Disons, que la soupe est bouillante.

MISE À JOUR – 12:50 – Qui sont ces 3-4 anciens Canadiens? Difficile à dire, ils sont nombreux à avoir été payés par la CH depuis 40 ans!

S’il est plus délicat de se prononcer sur Pierre Gauthier et que le poste de ce dernier semble moins en danger, il n’en demeure pas moins que lui non plus n’est pas fondamentalement un homme de Geoff Molson. Il avait été amené, comme Gainey et Martin, sous le règne de Pierre Boivin.

Je ne sais pas à quoi pense Geoff Molson ces temps-ci. Mais il y a matière à réflexion et peut-être même matière à un sacré coup de barre très bientôt si ça continue comme ça.

L’équipe perd, Les billets ne décollent plus aussi facilement, les partisans s’identifient moins au club, le règne du logo marketing s’essoufflent (combien de cossins du CH un fan peut-il humainement posséder?), la direction et le coaching staff ne représentent pas du tout la tradition et la passion associées au club légendaire, les joueurs sont tout croches et personne n’est sur la même page.

Bref, il doit se dire : ça va pas ben à’ shop.

Considérant tous ces irritants, et bien d’autres (y’a-t-il vraiment une Coupe Stanley en vue d’ici 3 ans?),  il semblerait qu’un changement important de philosophie pourrait être considéré dans l’éventualité où la chute se poursuivait.

Question profonde : Peut-on chuter plus bas que le dernier rang pendant bien longtemps?

Question encore plus deep : Si Geoff Molson offrait le poste de directeur général à Patrick Roy, que diriez-vous?

Et si ce dernier se tournait ensuite vers Benoît Groulx, pour qui il a le plus grand respect, afin de diriger le CH, que diriez-vous? #onspécule

Roy vient de passer les 7-8 dernières années à la tête des Remparts, une organisation modèle dans la LHJMQ, à titre de DG et coach, il a tout gagné et est compétitif à chaque année. Il est le dernier des grands Glorieux. Il a officiellement été réadmis dans la famille avec le retrait de son chandail.

Cela ne fait pas de lui un proche de la famille pour autant, en fait, on le sait beaucoup plus proche de PKP et d’un éventuel retour des Nordiques. Mais Molson pourrait-il justement être tenté de faire d’une pierre deux coups ici?

Cela dit, ne gager pas votre chemise là-dessus.

Puis, Benoît Groulx est de l’avis de plusieurs, dont Roy, le meilleur entraîneur de cette même ligue. Il a fait des miracles avec les Olympiques les conduisant 3 fois à la Coupe Memorial en 6 ans, dont 2 fois en finale. Il a également coaché dans la AHL et aurait pu être nommé entraîneur des Bulldogs de Hamilton s’il avait accepté le poste à l’été 2010. Pour lui c’est la LNH ou Gatineau.

MISE À JOUR – 13:18 – Groulx a également refusé le poste en chef à Ottawa, il y a quelques mois…

Patrick Roy ou non, Benoît Groulx est prêt et mérite d’avoir sa première chance dans la LNH très bientôt. On dit toutefois qu’il aimerait que son fils atteigne les rangs Midget avant de sortir de Gatineau (et il est pee-wee). Mais le poste d’entraîneur du CH n’est pas disponible tous les jours et Groulx ne pourrait tout simplement pas le refuser si on le lui offrirait. J’ose croire.

Je me répète, Gauthier est beaucoup moins en danger que Martin mais verriez-vous de meilleurs candidats si tout était possible?

On jase, là.

On jase encore, si on écarte Groulx pour le poste d’entraîneur, qui reste-t-il?

Il resterait Jodoin à Hamilton qui a déjà 59 ans. Ce serait vraiment de l’intérim, mais le gars a de grosses qualités quand même. Aurait-il une approche différente de Jacques Martin? Hmmm…

Muller, unilingue anglophone dont le retour à Montréal semble peu probable à court terme.

MISE À JOUR – 13:18 – Ne serait-ce pas un signe d’incompétence d’aller rechercher celui à qui tu as dit bye-bye sans le retenir, il y a quelques mois à peine?

Un autre nom comme ça : Michel Therrien. Un style différent de celui de Martin on en conviendra. Pas une mauvaise feuille de route. Son départ de Montréal, en 2003, n’avait pas été des plus populaires et mérités. Bien de l’eau a coulé sous le pont depuis. Therrien a de l’expérience, sans être un coach brûlé dans la LNH.

Allez-y de vos suggestions et commentaires. Le bar est ouvert!

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