Et si Vadim Shipachyov avait signé à Montréal?

Le temps de Vadim Shipachyov est décidément révolu, dans la Ligue nationale. Si on voyait son arrivée à Las Vegas comme une excellente nouvelle pour la ville, alors qu’il aurait tout l’espace nécessaire pour manoeuvrer, les choses ont changé au début de la saison, représentant l’un des seuls points faibles de la saison des Knights.

Après avoir commencé la saison régulière avec une rétrogradation dans la AHL (officiellement en raison de problèmes d’alignement, et non en raison de son talent), Shipachyov n’aura joué que trois matchs en Amérique du Nord avant d’être à nouveau cédé à la Ligue américaine et de mettre fin à son contrat et de retourner dans son pays natal.

Jonathan Marchessault s’était dit confiant vis-à-vis son adaptation rapide aux côtés de Shipachyov.

Aujourd’hui, après une saison (insérer un adjectif ici) du Canadien, je ne peux pas m’empêcher de me demander où on en serait si le Russe avait signer un pacte à Montréal, comme plusieurs avaient spéculé des mois auparavant.

En général, j’ose même me demander s’il serait encore dans le circuit Bettman, s’il avait signé dans n’importe quelle autre ville que Las Vegas.

Car qu’on le veuille ou non, les deux mois de «mésententes, conversations et sourires», qui ne se rapportent pas à la réalité, selon lui, ont été la cause de son départ. S’il avait été accueuilli par une équipe ayant désespérément besoin de son aide, il est fort à parier qu’il aurait pu jouer davantage.

À Montréal, par exemple, le poste de centre #1 ou #2 lui aurait été attitré. Le Tricolore aurait pu compter sur un joueur qui, malgré tout, possède un talent exceptionnel. Après quelque temps d’adaptation, sa production aurait pu atteindre des niveaux similaires à celui de son ex-coéquipier, Evgeny Dadonov.

Shipachyov ne garde pas un bon souvenir de Las Vegas

4.5 millions de dollars par année n’auraient pas affecté le cap salarial et donner autant de lousse pour faire l’acquisition d’un autre joueur de centre. 

Je ne dis pas que le Canadien aurait évité le 28e rang, mais son alignement serait bien plus reluisant et posséderait une lacune de moins.

Est-ce que Max Pacioretty aurait connu une meilleure saison, par contre, jumelé à un joueur de centre naturel se spécialisant dans la fabrication de jeu?

Il y a beaucoup de «si» mais ce dernier est particulièrement intéressant dans la mesure que le risque n’en était pas un gros.

Mais ne mettez pas tout ça sur le dos de Marc Bergevin. On sait que ce n’était pas de sa faute, dans ce dossier.

Il est juste dommage d’avoir perdu un joueur aussi talentueux après aussi peu de temps. Aujourd’hui, Shipachyov est dégoûté par l’Amérique du Nord et ne reviendra probablement jamais.

Il n’a seulement vu qu’un côté de la médaille, il ne faut pas le blâmer. 

En Rafale

– C’est ce qu’il dit toujours…

– Jakub Vrana laissé de côté.

– Le Wild s’est fait dominer, dans le match #3.

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