Encore une fois, Carey Price n’a pas salué la foule suite à la victoire du Canadien

C’est juste un détail…

Mais un détail qui n’arrêtera jamais de causer la controverse.

À sa sortie de la patinoire hier, suite à une belle petite (et rare) victoire du Canadien, Carey Price a omis de saluer la foule.

Certains préfèrent voir l’incident comme une omission délibérée…

Ron Fournier représente la voix des partisans du Canadien de Montréal, en argüant que Carey Price se comporte en sans-dessein cette saison. Le cerbère semble se foutre des médias, des partisans, de ses coéquipiers et même du résultat des parties par les temps qui courent.

C’est ça, Carey Price.

L’ancien petit gars aux cheveux bleachés d’Anahim Lake n’a pas changé. C’est le climat actuel qui plane autour de l’équipe qui modifie la perception générale…

Rappelez-vous qu’il n’y a pas si longtemps, on vantait à gauche et à droite son tempérament glacial, presque intimidant pour les adversaires qui se butait à son talent. On parlait de Carey Price comme d’un gardien inébranlable, qui ne semblait pas affecté par un mauvais but, un mauvais match, ou même d’une mauvaise saison.

C’est Montréal qui a rendu Carey Price encore plus stoïque. Après avoir été idolâtré par une foule charmée par des performances divines puis subitement hué suite à des contreperformances, Price s’est habitué à la bipolarité (ou la passion, selon les goûts) de ses partisans.

Ce n’est pas le genre de type qui court vers l’attention publique à l’extérieur de la patinoire. À la suite de sa carrière, ne vous attendez pas à le voir errer dans le Centre Bell, jasant avec des journalistes de ses beaux jours dans l’organisation…

Ce n’est tout simplement pas sa personnalité… Et ça ne le sera jamais.

Après tout, ça prend peut-être un tempérament de marbre comme celui de Carey Price pour survivre à la jungle montréalaise. Si le portier du Canadien n’était pas aussi détaché de ce qui se dit à son sujet, il constaterait peut-être l’immensité de la pression qui repose sur ses épaules, et n’y survivrait pas…

En un sens, c’est à nous de s’y faire. Price ne s’amusera jamais devant les lentilles comme pouvait le faire P.K. Subban. C’est peu dire!

Sa nonchalance devant les médias ne changera vraisemblablement pas, et ce n’est pas un problème…

Tant que tout est fait dans le respect.

Impossible de savoir si Carey Price omet de saluer la foule de son plein gré. Après tout, lorsqu’il termine de donner des accolades à ses coéquipiers, la majorité d’entre eux se dirigent déjà vers le vestiaire, ayant déjà terminé de remercier leurs partisans…

Il n’est pas impossible que Carey Price agisse de la sorte par frustration envers ses partisans. Après tout, il aurait bien le droit de ressentir un peu d’amertume envers ceux-ci, après avoir été hué allègrement cette année…

Peu importe. On parle ici d’une bêtise qui doit être réparée de manière urgente.

Le Canadien est l’une des organisations sportives de la planète qui consacre le plus d’énergie dans ses relations publiques. C’est dans les petits détails que cette organisation est parvenue à conquérir l’admiration des partisans québécois au fil des années, qu’elle traitait auparavant comme des rois…

En n’imposant pas à sa tête d’affiche marketing et hockey d’effectuer un simple salut à sa foule, le Canadien semble oublier ce qui assure son existence depuis le jour un: ses partisans.

Bien sûr, ce n’est qu’un détail…

Sauf qu’en continuant d’oublier les petits détails qui faisaient autrefois ses forces, le Canadien perdra lentement mais surement l’intérêt des Québécois…

En Rafale

– Gallagher s’élance!

– N’oubliez pas que le père de Jeff Petry était un jour professionnel de baseball…

– Malgré ses problèmes de mobilité, Shea Weber s’est rendu au Stade Olympique pour s’amuser avec ses coéquipiers!

– C’est terminé pour Chris Tanev.

– À suivre…

– Quelle belle attitude…

PLUS DE NOUVELLES