En route vers le repêchage du CH | Joel Eriksson Ek, un suédois sous-estimé

En décembre dernier, Gabriel Béland de La Presse a écrit un papier fascinant sur le modèle de hockey suédois. Là-bas, les joueurs des ligues mineures disputent un match pour trois entrainements. Ils touchent ainsi plus longuement à la rondelle et conséquemment, ils développent davantage leurs habiletés en possession de celle-ci.

Le temps de glace est réparti de façon uniforme, contrairement au Canada, où les meilleurs joueurs sont utilisés à toutes les sauces au détriment des plus faibles. On respecte donc la courbe de progression de chaque individu.

Les systèmes de jeu ne sont introduits qu’à l’âge de 15 ans, après avoir assimilé les techniques de patinage, de passe, de tir et de maniement de rondelle.

Ce modèle a fabriqué des attaquants non seulement talentueux, mais aussi très responsables dans les trois zones : Nicklas Backstrom, Henrik Zetterberg, Alex Steen, Gabriel Landeskog, Patrick Berglund, Carl Hagelin, Carl Soberberg, Loui Eriksson et les jumeaux Sedin, pour ne nommer que ceux là.

Quand vient le temps de repêcher, un Suédois dont on vante le sens du hockey est une valeur sûre. C’est le cas de Joel Eriksson Ek, un centre doué sans grande faille dans son jeu.

Eriksson Ek possède un tir d’élite qu’il dégaine avec rapidité et précision. Son accélération et ses pivots sont moyens, mais il peut prendre assez de vitesse en ligne droite pour se créer de l’espace en utilisant son corps. Quand il ne tire pas, il se fait créatif en surprenant les défenseurs avec une manœuvre imprévisible.

Sa qualité première demeure le QI hockey.

Le natif de Karlstad a fait ses premiers pas dans la ligue élite suédoise cette année. Le Fajerstad l’emploie pour le moment sur le 4e trio. Eriksson Ek a également dominé le circuit SuperElit U20 avec 32 points, dont 21 buts, en 25 matchs.

« Un autre joueur qui s’est épanoui et est devenu un joueur à temps plein dans la SHL au cours des derniers mois. Ce que j’aime d’Eriksson Ek, c’est son attitude et son éthique de travail. Il n’est peut-être pas un joueur de finesse, mais il attaque le filet avec puissance et est très physique. À cause de sa détermination, il me fait penser à Nino Niederreiter dans sa jeunesse. » – Uffe Bodin, hockeysverige.se

« Eriksson a joué une bonne partie de sa saison dans la SHL et a aussi très bien joué dans le meilleur circuit junior suédois. Il est un joueur polyvalent et un espoir qui comporte peu de risques. Le QI hockey d’Eriksson est son meilleur atout.

 

« Il est tellement intelligent. Toujours à la bonne place au bon moment et il fait rarement une erreur avec la rondelle, » a dit un recruteur.

 

Je ne dirais pas qu’il est dominant, mais que ce soit pour se poster devant le filet sur l’avantage numérique, pour tuer des pénalités, pour mettre en échec des bons joueurs, pour prendre une mise en jeu importante ou pour s’amener comme le 6e attaquant pour marquer un but, l’entraineur fait toujours confiance à Eriksson. Ses habiletés avec la rondelle sont excellentes. Son coup de patin se situe dans la moyenne. Il est meilleur pour patiner en ligne droite que pour pivoter, changer de direction ou accélérer. » – Corey Pronman, ESPN

« Un centre très compétitif qui utilise son corps, ses habiletés et son coup de patin pour attaquer le filet et générer des occasions. Il possède un tir d’élite, une bonne vision et un excellent maniement de rondelle. Il a le flair naturel pour marquer des buts. Un catalyseur à l’attaque qui est défensivement responsable. Eriksson est créatif et bon dans les 200 pieds. Un centre intelligent qui est efficace dans les deux extrémités de la patinoire. » – Curtis Joe, Elite Prospects

Je ne suis pas un fan de la stratégie de repêchage « sélectionner selon le besoin », mais force est d’admettre qu’Eriksson constitue un choix logique pour le CH au 26 échelon. Un franc-tireur évoluant au poste de pivot est un incontournable puisqu’il est imprévisible et tend à bricoler nombreuses chances de marquer. Aucun centre du Tricolore ne comble cette nécessité à l’heure actuelle.

Par ailleurs, son intelligence ferait de lui un favori de Michel Therrien, qui prône une structure défensive exigeante.

En rafale
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Le Breezer frappe encore, oui ou non?

Posted by Tva Sports / Rds Fail on mardi 26 mai 2015

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