En attendant, on va se créer des attentes

Je vous propose encore une fois ce soir une lecture intéressante de notre collaborateur Ken Platenpouich, qui nous fait part de ses nouvelles attentes envers le Canadien. Bonne lecture!

En attendant, on va se créer des attentes!
Les attentes envers une équipe ou un joueur font en sorte qu’un site comme celui-ci existe. Ils font en sorte que l’on peut soit être déçu ou au contraire surpris par les performances de nos favoris. Ils sont la cause de la popularité des pools de hockey. Bref, le sport professionnel, serait d’une banalité inouïe si nous ne nous formions pas d’attentes.

On ira donc, en premier lieu, de notre prédiction en ce qui concerne la série Montréal-Boston : Canadiens en 7.

Pourquoi ?

La première raison : Cammaleri, Gionta, Gomez et Gill sont des compétiteurs hors pairs en séries et ont tous performé à un moment ou un autre sous pression au cours de leur carrière respective. On ne peut pas en dire autant de la presque totalité du vestiaire des Bruins, où l’on ne compte que deux gagnant de la Coupe Stanley.

La deuxième raison? Disons simplement que je suis un partisan du Canadien et qu’il faut s’assumer…

Mais on insistera surtout aujourd’hui sur les autres joueurs de CH qui pourraient faire une différence entre un court et un long printemps.

Carey Price : À tout seigneur tout honneur. Cliché : Price devra exceller sinon le CH n’a aucune chance. Le Canadien a terminé au 24e rang pour l’offensive mais a tout de même terminer 14e au classement général. Il y a quelqu’un quelque part qui fait un bon travail! On ne demandera pas à Price de reproduire le miracle réalisé par Halak l’an dernier, ça serait un peu injuste pour lui. Mais des choses plus bizarres se sont déjà produites. Price a disputé combien de « mauvais » matchs cette saison? Trois? Ah oui, il a aussi été MVP du Championnat mondial junior et, la même année, a gagné la Coupe Calder avec les Bulldogs en récoltant le MVP des séries. Ne l’oublions pas, Carey Price est un gagnant, c’est une question de temps avant qu’il ne connaisse des grosses séries dans la LNH. 23 ans, hein…

 


P.K. Subban :
L’autre pur sang du Canadien devra être encore supérieur à ce qu’il nous avait démontré l’an dernier. L’aplomb qu’il a montré depuis les Fêtes, laisse croire qu’il en est bien capable. Parions que Subban jouera pendant 25 minutes et plus à tous les matchs. Son lancer en avantage numérique commence à faire peur à bien du monde dans la LNH. Disons que s’il pouvait en échapper une fracassante sur la cheville de Bergeron ou Chara, ça ne ferait pas de tort…

Andrei Kostitsyn : Voilà l’attaquant qui pourrait peut-être faire la différence pour le Canadien. Kostitsyn n’est pas un mauvais joueur de séries, j’en suis convaincu. En 2007-2008, il avait récolté 8 points en 12 matchs, dont 5 buts. Seulement Kovalev (11), Plekanec et Koivu (9) avait fait mieux au chapitre des points. Il a cependant été décevant l’an dernier avec une récolte de 8 points en 19 matchs, dont ces seuls trois buts dans le même match en première ronde. Il avait encore plus déçu en 2008-2009 alors qu’il ne s’était contenté que d’un maigre petit point en 4 parties. Avec les 20 dernières performances qu’il vient de connaître, on est en droit de s’attendre aux meilleures séries en carrière du gros ours biélorusse. Joue pas pour un contrat lui, ‘me semble qu’il y a quelqu’un qui a dit ça cette année…

Tomas Plekanec : Le petit numéro 14 a repris du poil de la bête dernièrement et le petit « congé » qui se terminera jeudi, lui fera le plus grand bien. Il sera employé à toutes les sauces et le Tricolore aura besoin de sa vitesse partout sur la glace. On ne demandera pas à Plekanec de remplir le filet, mais il doit être l’attaquant le plus fiable et le plus efficace du Canadien dans les trois zones pour que le club ait une chance de faire un bout en séries. C’est un peu ce qu’il a fait l’an dernier avec 11 points en 19 matchs, mais on l’a vraiment senti essoufflé contre les puissants Flyers. Il peut en donner un peu plus, mais il ne faut pas s’attendre à des miracles, lui qui n’est tout de même pas au sommet de sa forme.

James Wisniewski : Voilà peut-être le joueur le plus intriguant en vue des séries. Il n’a récolté que 3 points en 12 match l’an dernier à Anaheim en maintenant un différentiel +/- de 0. Mais partout où il est passé depuis les rangs junior, il a excellé en éliminatoires, produisant des points à la tonne comme il l’a fait depuis sa venue à Montréal cet hiver. On est en droit de s’attendre à de très bonnes séries de sa part, lui qui deviendra joueur autonome en juillet. Pierre Gauthier scrutera à la loupe les performances de celui qui vient de connaître une saison de 51 points, dont 30 en 43 matchs avec le CH, tout en y conservant un beau +4 printanier…

Roman Hamrlik : Mine de rien, Hammer a connu possiblement ses meilleures séries en carrière l’an dernier. À 37 ans (mardi!), il vient aussi de connaître sa meilleure saison avec le Canadien : 34 points, +6, tout ça en jouant 22 minutes de hockey solide à chaque match. Pas rien. Pas de doute, un Hamrlik reposé et en santé vaut encore son pesant d’or en séries. Un autre que Gauthier aura à l’œil pour un éventuel contrat…

Lars Eller : Nos attentes ne seront pas très élevées à l’endroit de cette recrue. On ne sait pas vraiment quelle utilisation en fera le prudent Jacques Martin. Mais ses 8 points en 12 matchs du 17 février au 15 mars, nous laisse croire qu’il est capable de tourner l’interrupteur. On remarquera aussi qu’il n’a pas froid aux yeux et qu’il est un des rares joueurs de l’équipe à jouer aussi bien à l’étranger qu’à domicile. Enfin, on notera que les centres de 6’2, 200 lbs, ne sont pas légion à Montréal et que des gros joueurs en séries, ça peut être utile…

David Desharnais : Un autre joueur mystérieux à l’aube des séries. Desharnais a été superbe dans ses 34 premiers matchs avec le CH amassant 22 points en 34 matchs, mais depuis c’est la panne sèche. Le fait que son ailier gauche attitré, Benoît Pouliot, s’est enlisé comme à pareille date l’an dernier explique cependant presqu’à lui seul cette disette de 9 matchs sans point pour le petit #58. Pouliot n’est JAMAIS démarqué. On souhaite presque Nigel Dawes à David Desharnais. Un feeling cependant : Desharnais pourrait devenir le « Dipietro » de 2011.

Benoît Pouliot : On n’avait pas grand-chose à reprocher à Benoît Pouliot à ses 57 premiers matchs. Constant, impliqué, robuste, quelques gros buts, bref un excellent joueur de 3e trio. Puis, plus rien ou presque. Il n’a qu’un but et 6 points à ses 25 derniers matchs! Je monterai les marche de l’Oratoire St-Joseph une à une sur les genoux si Pouliot fait plus de 5 points en première ronde contre les Bruins. Je ne m’attends à RIEN de sa part. Tout au-dessus de RIEN sera un bonus.

Mathieu Darche : Le seul autre joueur ne s’appelant pas Pacioretty se rendant constamment au filet, aura une importance capitale pour le CH contre Boston et la suite des hostilités si l’occasion se présente. Un Darche en santé peut nuire au gardien et à la défensive adverse et ainsi créer beaucoup d’espace pour ses petits et expérimentés compagnons de trio. Je m’attends à des gros buts du vétéran québécois, Le « nouveau Bégin » du CH est plus efficace que l’ancien en zone offensive. Un éventuel retour de Pacioretty pourrait le rétrograder sur le trio de Desharnais où son aide serait grandement appréciée…

Max Pacioretty : Voici le « x factor », l’impondérable #1 des séries 2011 du CH. Un retour de Pacioretty tard en première ronde ou en début de 2e ronde comme il a été avancé dans les médias, pourrait donner une dose d’énergie inestimable à la Flanelle. Sa venue enlèverait énormément de pression et de couverture sur les autres bons marqueurs du club : Gionta, Cammalleri, Plekanec et Kostitsyn. Mettez vos chapelets sur la corde à linges.

Travis Moen : Mine de rien, il est un des cinq joueurs de l’équipe à avoir une bague de la Coupe Stanley. Sans être flamboyant, il a joué de bonnes séries l’an dernier et il a bien joué dernièrement.  Il ne fait nul doute que sa présence imposante et son expérience seront importantes contre Boston. En voilà un que l’on veut VOIR dans la « vraie » saison.

Ryan White : Il est un peu le « nouveau Tom Kostopoulos » : pas le plus gros, mais il ne recule pas devant grand’ monde. Il pourrait être fort occupé contre Boston et est capable de faire des jeux surprenants à l’occasion. On espère qu’il entrera sous la peau de certains joueurs des Bruins, des défenseurs tout particulièrement. White joue pour un contrat et doit laisser sa marque en séries.

Tom Pyatt : Pyatt va faire ce que vous lui demander de faire à l’intérieur de ses limites L’an dernier il a été plus productif en 18 matchs de séries que pendant 40 matchs en saison. Juste pour cela, il mérite qu’on le mentionne!

Jaroslav Spacek : En voilà un autre qui atout de même une expérience intéressante en séries (54 matchs, 18 pts, -3) sans nécessairement y avoir été dominant. Ses 14 points en 24 matchs avec les Oilers en 2006 représente un certain exploit, mais son rôle était prépondérant à cette époque et il évoluait aussi avec un certain Pronger en avantage numérique… On aurait pas dit ça en début de saison, mais le CH et plusieurs partisans sont très heureux de son retour au jeu à temps pour la grande danse. Avec Mara et Sopel, il forme un trio d’expérience aux postes, de 5e, 6e et 7e défenseurs.

‘Fait pas mal le tour!

On rejase de tout ça après les deux premiers matchs, lundi prochain!

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