Les jeunes joueurs comme Mete, McDavid et Matthews abandonnent le jeu physique

Voilà une statistique qui m’a jetée par terre.

En 40 matchs, cette saison, le jeune défenseur du Canadien Victor Mete n’a distribué qu’une mise en échec. Ça, c’est 0.025 mise en échec par match. C’est très, très peu.

Tôt aujourd’hui, Guillaume Lefrançois a rapporté cette statistique en précisant qu’il s’agissait d’un ordre de son entraîneur-chef. Un ordre qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Mon collègue Jeff Drouin en a d’ailleurs discuté, ce matin.

Ces propos datent du camp d’entraînement, alors que Claude Julien avait tenu à faire entendre à tous qu’il ne voulait pas voir son jeune poulain gaspiller de l’énergie en tentant de jouer physique.

Évidemment, la stature de Mete rendait la chose bien évidente : il devait développer un style de jeu qui tournait autour qu’autre chose que le jeu physique. C’est comme ça qu’il allait faire sa marque dans la Ligue Nationale. Il n’allait pas se démarquer par sa force, c’était certain.

Ce qui est intéressant, c’est de voir le mindset de Mete, qui semble rassembler la nouvelle vague de joueurs : la mentalité du stick-checking.

« Souvent, quand tu frappes un joueur, tu te sors du jeu. En jouant du bâton, j’essaie de sortir l’autre joueur du jeu, tout en restant moi-même dans l’action pour faciliter la relance. Jusqu’ici, cette façon de faire m’a souri et m’a aidé à conserver mes énergies. »

Comme j’ai dit, il n’est pas le seul. Cette tendance est de plus en plus observable, chez les jeunes.

Ils ont compris que le jeu physique mettait hors de position et que ça causait beaucoup plus de mal que de bien à leur équipe. Il est possible de jouer dur sans distribuer de mises en échec.

Il y a une antithèse assez évidente entre la possession de rondelle et le jeu physique, comme on l’a analysé il y a une semaine.

Par exemple, Connor McDavid se classe au 589e rang, cette saison, pour les mises en échec distribuées. Par contre, c’est lui qui arrache le plus souvent la rondelle aux autres, alors qu’il se classe au premier rang.

Pour maîtriser cet art, il faut du timing, de la précision et du talent.

Ça commence à faire changement de l’ancien hockey. La révolution se poursuit et notre sport continue de se façonner.

En Rafale

– Ç’a le mérite d’être clair. Vraiment clair. Tomas Plekanec ne veut pas quitter Montréal. [TVA]

– Il compétitionne avec Fucale, lui.

– Je le supporte.

 

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