Dans la défaite, il faut que les jeunes du CH se forgent une mentalité de gagnant

Malgré la présence de plusieurs joueurs sélectionnés en première ronde, les Oilers d’Edmonton en ont arraché longtemps. Avant l’ère McDavid, il était extrêmement difficile de comprendre comment la formation albertaine munie de Magnus Paajarvi, Jordan Eberle, Ryan Nugent-Hopkins, Taylor Hall et Nail Yakupov n’arrivait pas à accumuler les victoires.

Aujourd’hui, l’équipe peine toujours à gagner. Le départ de quatre de ces cinq derniers joueurs n’aura donc pas suffi… et un déménagement non plus : le vestiaire à Edmonton est toujours contaminé d’une culture perdante.

Aussi étrange que cela puisse paraitre, les jeunes des Oilers n’avaient rien à perdre dans la défaite. L’accumulation de revers, les efforts limités et les revirements n’affectaient en rien leur position dans l’alignement!

À l’autre extrémité du spectre, les Golden Knights ont retranché l’un de leurs plus grands salariés à l’attaque, Vadim Shipachev, puisque celui-ci ne possédait pas une forme physique adéquate. À Vegas, le message était alors lancé : si vous voulez un poste, vous allez devoir le mériter!

C’est la réalité du hockey : il faut parfois mettre une croix sur des talents alléchants pour instaurer une culture au cœur de laquelle le travail est la clé. Sans effort, pas de temps de jeu!

Au fil des prochaines semaines, plusieurs joueurs du CH quitteront le navire. Ces postes libérés mèneront vraisemblablement à des rappels dans la Ligue américaine.

Quand on regarde les statistiques au sein du Rocket de Laval, il est facile de se demander pourquoi Nikita Scherbak n’évolue toujours pas à Montréal! Le Canadien juge-t-il qu’il n’offre pas constamment une dose tolérable d’efforts?

Si c’est le cas, le départ de Max Pacioretty ne doit pas occasionner son rappel. Comment offrir une pire leçon à un joueur de hockey que de le récompenser alors que son intensité au jeu n’est pas adéquate?

Il y a toutefois une nuance à établir : la paresse doit être pénalisée, mais les erreurs en défensives doivent être pardonnées.

On en a eu la preuve, jeudi dernier, alors que Claude Julien a remarqué que Charles Hudon était mal positionné sur le filet gagnant des Hurricanes de la Caroline. Après la partie, le pilote du Canadien ne semblait pas accablé par la situation, témoignant seulement de la bonne attitude, du potentiel de la recrue, et de son désir de s’améliorer.

À quelques reprises cette saison, Julien a pu sembler dur avec Alex Galchenyuk. Tout ce qu’il tentait de faire, c’est de lui transmettre le message que sa nonchalence ne serait plus tolérée. Force est d’admettre que le message s’est rendu à l’oreille de l’auditeur… pour le moment!

En Rafale

– L’espoir du Canadien est blessé.

– Il serait étonnant que Brian Boyle n’obtienne pas ce trophée…

– Incroyable!

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