Course entre Fleischmann et les jeunes: le gagnant fera progresser le CH | Brent Seabrook près d’une prolongation de contrat?

Laissons les jeunes jouer.

Voilà une phrase que les amateurs répètent avec plus d’insistance que jamais. Et comment les blâmer? À l’approche du prochain camp d’entrainement, une belle brochette d’espoirs se portera volontaire pour régler les problèmes d’une équipe peu imaginative à l’attaque. Charles Hudon, Nikita Scherbak et Sven Andrighetto sont des exemples qui nourrissent l’enthousiasme.

Le Canadien est souvent associé à une équipe morne et ennuyante. Les jeunes représentent, quant à eux, l’énergie, la fougue et le dynamisme. Ils sont accueillis et perçus comme une bouffée d’air frais.

Avec l’engouement vient l’impatience. Pour certains, l’approche de Bergevin dans le développement des jeunes est (trop) prudente. Pour d’autres, elle est clairvoyante.

Quelle que soit votre position, la dernière signature de Bergevin n’a pas manqué de raviver la flamme de ce débat. Plusieurs voient d’un mauvais oeil l’essai professionnel consenti à Tomas Fleischmann, un vétéran qu’on dit sur le déclin. Certains ne mâchent pas leurs mots, s’amusant à dire qu’il est un « joueur fini ».

Que Fleischmann soit oui ou non u n joueur encore capable de contribuer dans la LNH – voire capable d’offrir un meilleur rendement que les espoirs dans la course – ne devrait pas être utilisé comme critère pour évaluer le bien fondé de la signature de Bergevin. Le Canadien n’est sous aucune obligation de le garder parmi ses rangs à la fin du camp d’entrainement et on voit mal pourquoi il obtiendrait un poste s’il devait être coiffé par plus fringuant que lui.  Flash, de son surnom, ne vole pas un emploi à personne. Il tentera d’en voler un. Voilà une nuance importante à saisir.

Au prochain camp d’entrainement, Charles Hudon, Nikita Scherbak, Sven Andrighetto et cie devront prouver non seulement qu’ils peuvent jouer dans le circuit Bettman dès maintenant, mais également qu’ils augmentent les probabilités de victoire de l’équipe durant les 82 matchs de la saison régulière.

Si Fleischmann finit par remporter son pari en signant un contrat d’un an avec le Tricolore, c’est que le CH a jugé qu’il était la meilleure option pour gonfler ses chances de gagner. Les jeunes mentionnés plus haut ne perdront certainement pas de leurs habiletés en continuant « d’aller à l’école » à St. John’s. Perdront-ils légèrement en confiance? Peut-être. Mais être un professionnel demande d’avoir les reins solides.

Règle générale, ceux qui craignent de voir Fleischmann ravir un poste à la relève sont les mêmes qui le qualifient hâtivement de joueur fini. Si c’est le cas, alors pourquoi craindrait-on qu’il ait le meilleur sur, disons, Charles Hudon?

Un bon ailier de troisième trio

L’expression « joueur fini » est lancée maladroitement pour désigner arbitrairement un vétéran sur le déclin.

La vérité est que Fleischmann, à défaut d’être l’attaquant de calibre top-6 des beaux jours, n’en demeure pas moins un bon ailier de troisième trio.

Évaluer la contribution d’un joueur en ne se fiant qu’aux points mène, la plupart du temps, à des analyses qui ne sont pas nécessairement erronées, mais plutôt imprécises.

Avant tout, il faut distinguer l’opportunité et le talent. Les joueurs à talents égaux n’ont pas tous les mêmes opportunités, les mêmes chances de produire. Plusieurs facteurs influencent significativement la production d’un joueur: le temps de jeu, la qualité des coéquipiers, la fréquence des coéquipiers (changements de trios étourdissants, chimie) et l’utilisation au sein de l’avantage numérique, pour ne nommer que ceux-là.

En 2014-2015, Fleischmann a été employé seulement une minute par match sur l’avantage numérique. C’est toutefois à cinq contre cinq que le gros du hockey se joue et dans cette situation, le Tchèque a inscrit un décent total de 26 points en 66 joutes, bon pour une moyenne de 0.39 PPM. Il s’agit de cinq petits points à forces égales de moins que P.K. Subban et David Desharnais, qui ont, pour leur part, disputé une saison complète de 82 matchs (moyenne de 0.38 PPM).

Et si on s’attaquait aux contributions primaires, c’est-à-dire le nombre de buts additionné au nombre de passes primaires (la dernière passe avant un but)? Voici comment le vétéran se compare aux autres membres de la Flanelle.

Fleischmann pointe au 3e rang du tableau au chapitre des contributions primaires par tranche de 60 minutes. Souvent, on dira aux joueurs n’étant pas employés dans des conditions gagnantes de se retrousser les manches et de se faire justice eux-mêmes. Or, il parait évident que le natif de Koprivnice a dépassé les attentes par rapport à son utilisation. Avec les Panthers et les Ducks, il a dû se contenter de 12 minutes par match à 5 contre 5, mais a tout de même réussi à fournir 1.97 point par heure jouée, ce qui le place au 67e rang des attaquants de la LNH et au 2e rang des joueurs du CH, seulement derrière Max Pacioretty. Mieux encore, son ratio de mentions d’aide primaires par heure jouée lui confère le 10e rang de la LNH! Une donnée qui rend honneur à ses talents de passeur au-dessus de la moyenne.

Il est intéressant de noter que le compagnon de trio le plus fréquent de Fleischmann la saison dernière fut Dave Bolland, avec lequel il a disputé seulement 30% de son total de minutes jouées. Le jeu de la chaise musicale, il connait. Le fait qu’il ait réussi à maintenir un bon rythme de production avec différents compagnons de trio donne des options à Michel Therrien dans des situations de blessures ou de léthargies. Et, dans le meilleur des mondes, une niche stable à l’aile gauche du troisième trio pourrait lui être bénéfique.

Qu’à cela ne tienne, Fleischmann n’est pas une vedette, et il ne produira pas 50 points à nouveau. Mais il s’inscrit dans cette catégorie d’attaquants parvenant à se rendre drôlement efficaces dans un rôle restreint, à l’extérieur des deux premières lignes d’attaque.

À 31 ans, le Tchèque a encore bien des atouts jouant en sa faveur, notamment un bon sens du jeu et une certaine adresse en protection de rondelle. Il est aussi réaliste croire qu’il peut mieux compléter Lars Eller au sein de la troisième unité que Dale Weise ou Devante Smith Pelly le feraient en tant qu’ailiers gauches. Un trio musclé composé de Fleischmann, Eller et Kassian serait en mesure de se bricoler de l’espace et générer bon nombre de chances de marquer.

En rafale
– Alfredsson a été un grand joueur de hockey, maintenant, voyons voir s’il sera un bon évaluateur de talent!

– Le jeune Ivan Provorov impressionne déjà l’entraineur des Flyers Dave Hakstol. LIEN

– Connor McDavid crée un buzz pour le moins spécial au camp des Oilers. LIEN

– Le Canadien croit qu’il peut miser sur une bonne chimie d’équipe à l’approche de la saison. LIEN

– L’entraineur des Canucks Willie Desjardins est encore incommodé par une blessure: LIEN

– Eugénie Bouchard a été contrainte d’annuler sa participation à Tokyo. LIEN

– Rien de moins! #Optimiste

On tend à être d’accord avec Ray Ferraro…

– Michael Bournival a-t-il sa place avec le CH? Je crois personnellement qu’il en a une à la gauche de Mitchell et Weise, sur le quatrième trio. LIEN

– Intéressant!

Je vous invite d’ailleurs à jeter un coup d’oeil à ce fascinant entretien dans le bureau de Ken Hitchcock au sujet de la prolongation à 3 contre 3.

– Rakeem Cato est de retour à l’entraînement. LIEN

– Le FC Montréal a trouvé son identité.

– Que peut fournir Tomas Plekanec cette saison? LIEN

Un bon papier d’Eric Engels.

– Lars Eller a terminé au premier rang du test navette.

– Ce que Snow avait à dire sur Grabner… #Cassette

– En rappel: la dernière conférence de presse des Blackhawks fut un véritable désastre! LIEN

–  ¯_(ツ)_/¯

https://twitt er.com/myregularface/status/644653339347578880

– Plus de détails à venir!

 

 

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