COMMOTIONS : Daniel Carcillo rejoint la poursuite contre la LNH

Le dossier des commotions continue de trainer, malheureusement. Gary Bettman et ses hommes semblent réellement avoir peur des répercussions de la poursuite entamée envers eux et refusent vraisemblablement de réaliser l’étendue des dommages que peuvent avoir les commotions cérébrales.

C’est pourquoi Daniel Carcillo, ancien pugiliste de la LNH ayant lui-même été témoin de bien des coups à la tête, a décidé de joindre cette poursuite afin de mettre de la pression sur l’état-major du circuit.

Retraité à 30 ans, l’attaquant ayant écopé de 1233 minutes de pénalité à travers de 9 saisons régulières doit déjà les sentir, ces effets-là.

Dans cette poursuite, on parle d’ailleurs beaucoup des effets à long-terme des commotions cérébrales.

Toutefois, Martin Leclerc a rapporté hier une étude assez intéressante d’un journal neurologique concernant les effets à très court-terme d’un coup à la tête.

The Journal of Neurotrauma a mené une étude à ce propos et finalement, les effets à court-terme sont bien plus puissants qu’on ne le croyait.

« Ainsi, une commotion cérébrale n’est pas une blessure qui « peut-être » nuira à leur qualité de vie dans 20 ou 25 ans. C’est une catastrophe qui aura des effets presque immédiats dans leur vie. »

Un orthopédiste et un étudiant en médecine de Houston ont réalisé l’étude qui se penche sur les effets financiers, de longévité et de performance d’un joueur à la suite d’une commotion cérébrale.

Selon l’étude, un an après une commotion, un joueur commotionné n’a que 65% de chances de se tailler un poste dans l’alignement de son équipe. Après trois ans, on parle de 35%, et après 5, seulement 14.6% Les joueurs non-commotionnés, eux, ont un pourcentage bien plus élevé de 43,7%.

En moyenne, la carrière des joueurs visés par une commotion cérébrale prend fin 2,1 années après le choc. C’est tout simplement choquant.

Voici quelques autres statistiques intéressantes, citées de l’article de Martin Leclerc.

« – Les centres ont vu leur production offensive décliner de 4,2 points la saison suivant leur commotion et leur salaire annuel a diminué de 498 000 $ US en moyenne lors du contrat suivant. Les ailiers ayant subi une commotion ont affiché une production offensive inférieure de 3,2 points la saison suivante et ont encaissé une perte salariale moyenne de 425 000 $ US par la suite.

– Les gardiens commotionnés ont remporté en moyenne 8,4 victoires de moins par saison et ont accordé 19,3 buts de plus. Les gardiens commotionnés sont tout de même parvenus à obtenir des augmentations salariales, mais celles des gardiens non commotionnés ont été près de deux fois plus élevées. »

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