Claude Julien devrait-il insérer Phillip Danault sur l’avantage numérique ?

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.

Claude Julien a essayé (presque ?) toutes les combinaisons possibles et inimaginables pour essayer de lancer son attaque massive.

L’avantage numérique était la seule force du Canadien, l’an dernier, alors que l’équipe avait terminé au 13e rang de la LNH avec un taux de succès de 21.2%.  

Au moins, le jeu à 5 contre 4 du Tricolore est meilleur que celui des Maple Leafs depuis le 29 décembre dernier.

Quand on se compare, on se console, me direz-vous. Et c’est bien vrai.

Inquit, Claude Julien ne peut se permettre de faire régner le statut quo. Même si le Canadien a du succès, et ce malgré un avantage numérique bien timide, il demeure que cette facette du jeu peut te faire gagner, comme te faire perdre un match.

Et le succès sur l’attaque à cinq est primordial pour connaître du succès en séries. 

On a en a eu l’exemple samedi, contre les Flyers. Le Tricolore dominait le match jusqu’à ce que Jakub Voracek se dirige vers le banc des pénalités en milieu de deuxième période. C’est à ce moment-ci que tout a basculé.

Non seulement le CH n’a rien créé en zone offensive, mais le momentum s’est rangé dans le camp des Flyers. Et tout a déraillé à ce moment-là.

Voyez-vous, les entraîneurs ne demandent pas aux joueurs d’absolument marquer sur l’avantage numérique. Par contre, on veut que les cinq joueurs sur la glace se créent des occasions pour générer ce fameux momentum. 

Qu’est-ce qu’on fait, maintenant ?

Claude Julien a, une fois de plus, remodeler ses effectifs pour le jeu à 5 contre 4. Visiblement, ça n’a pas marché.

Mais alors, pourquoi ne pas mettre Phillip Danault ?

Danault est le cinquième meilleur pointeur du CH. Il est deuxième pour le nombre d’aides – avec 25. La première unité de l’attaque massive ne possède pas de joueur de centre. C’est pour cela que d’insérer Danault, qui est excellent sur les mises en jeu, pourrait être bénéfique pour le CH.

La lacune principale du Canadien à 5 contre 4 est de s’installer dans la zone adverse. Pourquoi ? Parce que le joueur qui est assigné au cercle des mises en jeu ne remporte pas son face à face contre le joueur de centre adverse.

Tu perds déjà 25 secondes à reprendre la rondelle derrière tes buts et à remonter la glace pour rentrer en zone adverse – et encore, il faut réussir à s’y installer. 

La dernière fois que Danault a été mis sur l’avantage numérique (contre les Canucks à Vancouver), le Canadien a marqué le but qui lui a permis de remporter le match.

Voici à quoi pourrait ressembler une unité en avantage numérique avec Danault.

Tatar-Danault-Gallagher

Weber-Drouin

On laisse le flanc gauche à Weber. Drouin, lui, reste à la pointe pour organiser le jeu. Pendant ce temps-ci, Tatar s’installe dans l’enclave (un peu à la Max Pacioretty) pour utiliser son tir, alors que Gallagher se place devant le filet.

Le rôle de Danault ? Remporter la mise en jeu, tout en allant devant les buts pour créer du « trafic » et déranger le gardien adverse.

Bref, Claude Julien doit essayer de secouer son attaque à 5. Et y insérer Danault ne ferait certainement pas de mal.

En rafale

– C’est pour bientôt.

– Le Rocket s’est imposé 4-3 !

– Et le Rocket est bon en avantage numérique.

– Pas étonnant de voir Price au sommet de cette liste.

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