Catastrophe à Ottawa : une transaction tout simplement inacceptable

Nous avons parlé de l’échange d’un point de vue purement Shark, plus tôt ce soir.

Maintenant, il est temps de se pencher sur la décision prise par les Sénateurs. Du côté d’Ottawa, la crise bat son plein : non seulement le départ d’Erik Karlsson aura un impact négatif incroyable sur la base d’amateurs de l’équipe, le retour obtenu est sévèrement critiqué par les experts.

Pour analyser cette transaction, j’ai décidé de donner une plateforme à Renaud Bourbonnais, journaliste à la couverture des Sénateurs pour le 94,5 UniqueFM, afin d’expliquer son point de vue sur cet échange.

Tout d’abord, d’un point de vue marketing, il s’agit d’une catastrophe. Il faut vraiment se baigner dans le sport ottavien pour comprendre l’enjeu.

«On avait déjà de la difficulté à remplir les sièges du Canadian Tire Center, visiblement on vient de faire un autre pas dans la mauvaise direction. Les gens, à défaut de s’attendre à une victoire de leur équipe, savaient qu’ils assisteraient à un bon spectacle tant et aussi longtemps qu’Erik Karlsson serait sur la patinoire. On se débarrasse du joueur sur tes affiches, de ton meilleur vendeur de chandails, du visage de ta franchise. C’est énorme.»

Karlsson était l’âme des Sénateurs.

C’est une chose que d’échanger ce visage connu de tous, c’est une autre que de l’échanger sans obtenir un joueur ayant le potentiel d’avoir un impact considérable avec l’équipe.

«Depuis des mois, on nous parle de Cody Glass, Mikhail Sergachev, Brayden Point et Miro Heiskanen comme cibles potentielles, et quelques mois plus tard, c’est avec un choix décevant, deux joueurs de soutien et un ‘bon ami de Brady Tkachuk’ qu’on se retrouve. Difficile d’être encouragé.»

Bourbonnais mentionne également que cette transaction pourrait pousser Matt Duchene et Mark Stone à quitter l’équipe dès l’été prochain, une nouvelle terrible pour une équipe qui a déjà perdu son lot de plumes.

La quantité a eu le dessus sur la qualité, dans cette transaction, et même si Pierre Dorion mentionne avoir obtenu le meilleur retour possible, il est difficile de croire que l’un des meilleurs défenseurs de la LNH ne valait pas AU MOINS Timo Meier.

«Dans une transaction majeure comme celle-là, c’est inacceptable d’en venir à un accord qui ne contient pas le nom de Timo Meier/Tomas Hertl. Si l’opinion publique quant à la transaction Max Pacioretty était mitigée, cette fois-ci, l’avis de tous est clair : il s’agit d’une mauvaise transaction. Le Canadien a réussi à soutirer plus en échangeant un joueur qui possédait une valeur inférieure.»

La réalité est la suivante : les Sénateurs n’ont reçu aucun joueur d’impact dans cette transaction, alors que le Tricolore a réussi à le faire en faisant l’acquisition de Nick Suzuki. Considérant que la valeur d’Erik Karlsson est largement supérieure à celle de Pacioretty, non seulement puisqu’il est un meilleur joueur mais aussi puisqu’il est un défenseur de franchise (denrée rare), c’est inacceptable.

Au dernier repêchage, si les Sens avaient demandé un choix top 10, une équipe aurait-elle mordu?

Mystère…

Les partisans des Sénateurs ont hâte de voir la lumière au bout du tunnel. Elle n’est pas près de se pointer le bout du nez, si la tendance se maintient.

N’oublions pas que le premier choix au repêchage de l’équipe, qui risque d’être assez haut, appartient à l’Avalanche du Colorado.

En Rafale

– Lesquelles nommeront un capitaine?

– Le Canada triomphe à la Place Bell.

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– Abanda perd en deux manches.

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