Beauvillier s’entretient à propos de ses grands-parents, atteints d’Alzheimer

Le lancement du premier tournoi de spikeball de Anthony Beauvillier, créé dans le but de ramasser des fonds pour la Société Alzheimer de Montréal, s’est effectué hier.

Pourquoi le jeune attaquant des Islanders tient-il à cette cause?

Les parents de sa mère ont été atteints de la maladie. Son grand-père est décédé cette année et sa grand-mère, à l’instar de son défunt mari, ne sait pas quel est son nom et qui il est. Elle ne sait pas qu’il est devenu un joueur d’impact pour les Islanders de New York, dans la meilleure ligue de hockey au monde.

« C’est quelque chose qui frappe, qui rentre dedans. Tu frappes un mur quand ça arrive. »

Outre son tournoi, Beauvillier s’implique dans la communauté new-yorkaise, invitant en son nom deux personnes atteintes de l’Alzheimer pour chaque match local de l’équipe. Il aime également rencontrer des jeunes pour les inciter à passer du temps de qualité avec leurs grands-parents.

Il explique qu’il tente présentement de le faire le plus possible, avec sa grand-mère. Les petits moments sont ceux qui comptent le plus, même si c’est évidemment plus difficile puisqu’elle se répète et oublie sans cesse ce qui se passe. Elle n’est plus la même, mais rien de ça ne compte aux yeux de Beauvillier.

Il aurait aimé profiter davantage du vivant de son grand-père. Lui non plus, n’était plus le même, avant son décès.

« Tu le vois, mais ce n’est pas lui. Ce n’est pas l’homme qu’il était. J’ai des souvenirs quand j’étais plus petit, des mots qui vont toujours rester, des choses qu’il a faites qui vont toujours rester dans notre famille. »

L’Alzheimer est l’une des pires maladies qui existe, puisqu’elle tue lentement, s’assurant de priver toute victime de mémoire, de sa personnalité, de sa famille ; de vivre ses derniers moments normalement, au final.

Il est estimé que le nombre de victimes a triplé, au courant des 15 dernières années. On comptait en 2015 plus de 110 000 victimes, au Québec.

Chapeau à La Presse pour cette histoire, mais surtout pour l’avoir mis en premier plan. Le texte de RDS la relègue plutôt à un rôle secondaire, derrière des commentaires du jeune attaquant sur le départ de John Tavares. Quoique ceux-ci soient intéressants, ils ne devraient pas être plus importants que l’initiative de Beauvillier ainsi que l’histoire de ses grands-parents.

Et bien évidemment, chapeau à Anthony pour son geste. Bon courage.

En Rafale

– Beauvillier souhaite faire une belle première impression à Barry Trotz, au camp d’entraînement, et croit aux séries éliminatoires, même sans son ancien capitaine. Le Québécois s’est dit content pour lui, puisqu’il est un leader exceptionnel et qu’il mérite de faire ce que son coeur lui dit.

– Excellent texte de Frédéric Plante, comme à l’habitude.

– C’est très bientôt!

 

 

 

 

 

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