5 raisons de croire que le CH battra les Sens


Sans tomber dans la partisanerie, on peut analyser que le Canadien est une équipe supérieure à l’an passé à pareille date, mais aussi une équipe supérieure aux Sénateurs d’Ottawa, qui sont destinés à un retour sur Terre plus tôt que tard.

Voici 5 raisons de croire que le CH battra les Sénateurs en 1re ronde.

1. Pacioretty a rejoint l’élite 

En 2013-2014, Max Pacioretty était encore l’ailier de puissance incomplet engraissant sa fiche par séquence. Cette année, l’Américain a franchi un autre niveau. Tous les attaquants jouant à ses côtés ont connu tour à tour leurs meilleurs moments de la saison, à un point tel que Dale Weise nous a fait croire qu’il avait l’étoffe d’un top-6 – ce qui n’est pas le cas, évidemment.

Ce qui rend Pacioretty si dangereux est son habileté à bricoler des chances de marquer dans toutes les situations possibles. Sa production a gardé la même tangente avec trois centres différents, soit Galchenyuk, Plekanec et Desharnais. Il revendique plus de buts à 5 contre 5 que Patrick Kane, Tyler Séguin, Alexander Ovechkin et Corey Perry et termine au 5e rang de la ligue pour les points en désavantage numérique.

Chez les attaquants, Pacioretty a aussi généré le 5e plus haut total de chances de marquer individuelles, avec 211.

Au printemps dernier, le 67 avait déçu avec cinq maigres réussites en 17 matchs. Tout indique qu’il fracassera cette marque s’il retrouve rapidement le sommet de sa forme. Les probabilités favorisent les francs-tireurs pouvant se débrouiller seuls, en étant indépendants de l’apport des autres.

Aucun attaquant des Sénateurs ne peut égaler ce que Pacioretty amène à son équipe présentement. Pas même Kyle Turris qui, en dépit de ses 64 points, n’est simplement pas aussi dominant dans les trois zones et ce, indépendamment de ses coéquipiers.

2. Subban-Markov coiffe Karlsson-Methot

C’est bien simple : pas une formation de la LNH peut se targuer d’aligner une meilleure 1re paire que Markov-Subban.

Karlsson et Methot ont produit 24 points à 5 contre 5 en 737 minutes de temps de jeu ensemble, bon pour 1.95 point par tranche de 60 minutes.

Subban et Markov ont cumulé ensemble un total de 41 points à forces égales dans un échantillon plus vaste de 1191 minutes de jeu, bon pour 2.06 points par tranche de 60 minutes.

Erik Karlsson mérite le Norris. À mon sens, sa contribution globale dépasse celle de Subban. Le hic, c’est que Methot n’est pas Markov. Ses habiletés en contrôle de rondelle sont limitées et sa vision ne se compare même pas à celui qu’on appelle le général. Puis, la paire Karlsson-Methot est plus fragile dans la mesure où Karlsson ne peut plus traverser la glace comme ça lui chante si son partenaire connaît des ennuis.

Markov amorce les séries de 2015 plus reposé que jamais, avec un partenaire qu’il connaît très bien. Sa patience légendaire en possession de la rondelle et son étonnante vision périphérique procurera un avantage au Tricolore dans les situations critiques. On ne pouvait pas en dire en 2013-2014, alors qu’il avait fini par s’essouffler.

3. La ligne de centre

En Kyle Turris, les Sénateurs ont ce qui s’approche d’un pivot de première classe. Le Canadien ne peut pas en dire autant avec Desharnais, mais dans l’ensemble, il aligne une ligne de centre plus redoutable que celle de ses rivaux.

Lars Eller a atteint un niveau de jeu remarquable à l’orée des séries et Tomas Plekanec est redevenu le joueur de 60 points qu’il était jadis. Au poste de 2e et 3e pivot, les Sens alignent pour leur part Mika Zibanejad, un attaquant de puissance en devenir traînant encore certaines carences défensives, et Jean Gabriel-Pageau, un droitier de petit gabarit qui n’est pas nécessairement « difficile à jouer contre ».

Offensivement comme défensivement, un Eller dans un bon état d’esprit et un Plekanec à son apogée surpassent sans problème Zibanejad et Pageau. D’autant plus que leur style de jeu convient mieux aux rigueurs des séries éliminatoires.

TOMAS PLEKANEC à ses cinq derniers matchs
60.98 SCF%, 7 chances de marquer individuelles.
61.16 CF%, 57.94 CF% quand le score est serré.
1 but, 2 passes, 3 points.

Le SCF% (Scoring Chances For Percentage) est le Pourcentage de Chances de Marquer Pour, c’est-à-dire le ratio des occasions de marquer allant en faveur de l’équipe de X joueur quand il est sur la glace. 

Reste à voir quel visage montrera Desharnais. Sera-ce celui du fabricant de jeu prévisible, ou celui du centre teigneux et rapide n’ayant pas peur d’utiliser son tir ?

4. La 3e paire de défense

Cody Ceci et Patrick Wiercoch forment une excellente 2e paire capable de rivaliser avec Jeff Petry et Alexei Emelin. Il appert toutefois que Borowiceki-Gryba est le maillon faible de cette brigade.

Détrompez-vous, on ne peut négliger l’importance d’un bon 3e tandem. S’il ne livre pas la marchandise, l’entraineur-chef n’a d’autres choix que de surtaxer les 1er et 2e duos et c’est toute l’équipe qui perd au change.

Ensemble, Mark Borowiecki et Eric Gyba n’ont récolté que 45% du temps de possession (CF%, différentiel des tentatives de tirs). Ils font tout aussi piètre figure au compte des chances de marquer. Borowiecki et Gryba affichent respectivement des SCF% de 46.71% et 47.35%. Leur équipe cumule un peu plus de 52% des occasions de marquer quand ils ne sont pas sur la glace. Nuisance à leur équipe ? Tirez vos propres conclusions.

Le Canadien tentera sans doute d’exploiter au maximum cette faille au courant de la série, en envoyant à l’occasion ses gros canons surprendre la 3e paire.

5. Andrew Hammond n’arrive pas à la cheville de Price

Comprenez-moi, Andrew Hammond fait bel et bien des miracles à Ottawa. Son Adjusted SV% (pourcentage d’arrêts ajusté selon le nombre de tirs depuis les zones ordinaires, sans danger et dangereuses) se chiffre à 94.3%, alors que celui de Price est de 94.59%.

 

Son pourcentage d’arrêts sur les tirs dangereux est meilleur que celui de Price, à 88.97% contre 86.5% pour le portier du Tricolore. Mais il faut préciser que Hammond n’a disputé que 24 matchs et il ne serait pas le premier gardien à tout casser à ses débuts pour finalement faire patate. Rappelez-vous de Steve Mason, Andrew Raycroft ou encore Jim Carey.

Hammond a 27 ans. Il n’a jamais été repêché. On ne le connaissait ni d’Ève ni d’Adam. Il montrait une fiche de 7-13-2 et un pourcentage d’arrêts sous la barre des 90% cette année dans la ligue américaine. À l’heure actuelle, il saisit le moment présent et se débrouille plutôt bien, mais il est destiné à retourner sur Terre, tôt ou tard. Carey Price est dans une classe à part, techniquement comme mentalement. Et les joueurs des Sénateurs n’ont pas le moindre contrôle là-dessus. À moins qu’ils alignent un Chris Kreider…

En rafale
– Plekanec met la défaite de 2013 sur le compte de la malchance. LIEN

– 2014-2015 fut l’année Carey Price, rien de moins. LIEN

– Les Leafs avaient de l’intérêt pour Paul MacLean après avoir congédié Carlyle.

– Les partisans du Canadien ne sont pas très réalistes… LIEN

Je vois le CH battre les Sens, mais perdre en 6 face à Tampa Bay.

– Shanahan embauchera un autre DG.

J’aimerais vraiment voir Kyle Dubas être promu…

– Ça se prend bien!

– Daniel Paille et Gregory Campbell ne retourneront pas avec les Bruins l’an prochain. LIEN

– Est-ce que Régis Labeaume nous fait marcher… ? #Nordiques

Remarquez, ça peut aussi être l’annonce d’un spectacle d’envergure…

– Gallagher est un joueur clutch, écrit Eric Engels: LIEN

– De bonnes nouvelles pour un éventuel retour des Expos.

Mais on ne s’énerve pas! Il manque un stade, une équipe à déménager et un tas de trucs. Et les salaires de la MLB ont de quoi inquiéter les plus anxieux…

– Denis Coderre et le maire d’Ottawa… It’s on!


                
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