12 espoirs les plus importants du CH : classement de mi-saison

Vous n’avez quand même pas oublié le concept original de notre décompte des 12 espoirs les plus importants du Canadien publié au mois d’août?

Qui sont les 12 jeunes les plus à même de faire progresser le CH d’une manière ou d’une autre en tant qu’organisation?

On vous propose aujourd’hui notre décompte de mi-saison.

Bon, ils n’ont pas encore tout à fait 50 parties jouées dans la LNH, mais étant donné que c’est une simple question de temps, on a fait graduer Beaulieu (2e), Tokarski (8e) et Sekac (10e), qui occupent maintenant exactement les postes qu’on leur avait souhaités au sein du grand club. On avait même sans doute un peu sous-évalué Sekac. Tant mieux…

Sinon, quoi de neuf au bilan de mi-saison?

Des bonds prodigieux, des nouvelles entrées et quelques petites chutes…

Go!

1. Nikita Scherbak (1er) : Scherbak conserve la pôle position de ce palmarès et il se dirige pas mal vers la saison de 100 points qu’on lui avait prédite au mois d’août. Il a connu un bon camp où il nous a montré plusieurs beaux flashs. Dommage qu’un différend avec les gens du programme russe l’ait empêché d’aider son pays au CMJ. Qui sait, il aurait très bien pu faire LA différence dans le match final. Gros, grand, talentueux, rapide, créatif, bonne attitude, il a tout du futur ailier droit de premier trio que toutes les équipes convoitent. le Canadien doit encore se pincer à l’occasion lorsqu’il réalise ce qu’il a pu obtenir au 25e rang en juin dernier…

2. Michael McCarron (8e) : Celui qui divisait tant les amateurs et les observateurs l’été dernier, s’est fait plusieurs « nouveaux amis » depuis le début de la saison. Même s’il a bizarrement été ignoré par Team USA jr., McCarron a fait un bond astronomique dans son développement et dans notre classement. Personne, pas même les plus optimistes dont je faisais partie, n’aurait pu prédire une telle progression cette année. C’est dire à quel point son PREMIER été d’entraînement professionnel complet a pu l’aider! McCarron, que l’on voit maintenant de plus en plus comme un potentiel top 6 ou au pire un très efficace top 9, présente un mélange de talent, versatilité (il peut jouer au centre), sens du jeu (toujours bien placé), tout ça avec évidemment un gabarit surdimensionné qu’il utilise de plus en plus à son avantage. Si la tendance se maintient et qu’il continue à faire taire les quelques dénigreurs restants (BTW, il peut produire sans Max Domi… Mais avec Michael dal Colle!), McCarron apportera une dimension unique au sein du Tricolore, une dimension qui fera du Canadien un meilleur club, un club plus difficile à affronter (« dur à jouer contre »). Dire qu’un certain Andrew Berkshire d’EOTP lui préférait Christian Thomas l’été dernier (rire de Jim Carrey dans Ace Ventura)…

3. Charles Hudon (4e): Vous m’auriez dit que Charles Hudon allait connaître un bon début chez les pros cette saison à Hamilton, je vous aurais cru. Vous auriez rajouté qu’il allait flirter avec le premier rang des compteurs à la mi-saison, je vous aurais peut-être conseillé des heures de sommeil supplémentaires ou quelque chose du genre. Vous voulez le placer au 2e rang à la place de McCarron? Pas de problème, c’est 2A, 2B dans l’ordre que vous voulez! Son transfert au centre s’est avéré une décision plus que judicieuse et les comparaisons avantageuses avec Tomas Plekanec commencent à être de plus en plus justifiées. Possédant des mains et un sens du jeu exceptionnels, Hudon est maintenant plus rapide et plus solide. Les maux de dos semblent l’avoir délaissé et le « p’tit gar d’Alma » ne semble avoir aucun mal à endurer les rigueurs du calendrier de la AHL ainsi que la force physique supérieures de ses adversaires. Il est encore possible qu’on le voit à Montréal cette saison, mais sinon il aura sans doute l’occasion de se faire valoir l’an prochain au plus tard. Au même âge, il est en avance sur Andrighetto et la quasi-totalité des joueurs qui sont passés par Hamilton dans les 12 dernières années. C’est pas rien.

4. Sven Andrighetto (5e) : Même s’il est le plus âgé et le seul à avoir joué dans la LNH, Andrighetto est peut-être le plus mystérieux des quatre premiers joueurs de ce décompte. Quel est le potentiel optimal du joueur suisse? Personne ne semble trop le savoir. Ce que l’on sait c’est qu’il a du talent et de la créativité à revendre, mais on sait aussi qu’il aura encore besoin de temps, voire même possiblement d’au moins un autre renvoi dans la AHL pour adapter son jeu à celui de la LNH. Les outils sont là, mais il faut maintenant apprendre à s’en servir au plus haut niveau sur une base constante.

5. Brett Lernout (12e) : Après que le CH ait échangé ses choix de 3e et 4e ronde pour mettre la main sur ses services, le robuste Lernout a exactement le genre de saison qu’on lui avait prédit, lui qui se dirige vers une moyenne de .5 point par match. C’est excellent pour un joueur avec un tel profil. Ses neuf buts jusqu’ici à sa fiche nous indiquent que son tir est à point et que le talent offensif est bel et bien présent. Dans mon livre, dans un rôle « semblable » il est passé devant Tinordi et est plus à même de faire progresser le CH. Ça explique son bond prodigieux dans notre décompte. C’est Martin Lapointe qui dévoilait dernièrement qu’avec Scherbak et McCarron, Lernout était le plus pro ready des jeunes espoirs du Canadien. Pas mal pour un choix de 3e ronde en JUIN DERNIER. Un vrai tough qui sait jouer au hockey et qui a le coup de patin pour suivre la cadence. Une saprée belle trouvaille.

6. Jacob de la Rose (3e): Quand Mathias Brunet dit que de la Rose est dans le même moule que Lars Eller, j’émets de très gros doutes. En fait, je ne suis carrément pas d’accord! Au même âge, Lars Eller était vu comme un jeune rempli de talent et a presque enregistré un point par match à sa première année dans la AHL. On est loin du compte avec le Suédois. Un joueur très fiable, solide gaillard, très bon bottom 6 dans un proche avenir, mais sans plus. Tout de même intéressant à suivre…

7. Martin Reway (N/C) : Les bons mots de Bergevin à l’endroit de Reway, dont il a qualifié le talent de rien de moins qu’« exceptionnel » suite à son tour de force au dernier CMJ, nous force à inclure le créatif Slovaque – qu’on a récemment surnommé le « Patrick Kane des pauvres » – dans notre décompte. Il s’agit même d’une entrée spectaculaire! De la bouche du cheval, il ne sera pas en Amérique avant 2-3 ans, soit tant et aussi longtemps qu’il ne croira pas en ses chances de percer la formation la montréalaise. Ça laisse aussi plus de temps à l’organisation pour l’évaluer avant de lui faire signer un contrat. Tout pourrait changer assez rapidement si justement il paraphait une entente avec le CH… On pourrait réalistement le projeter comme un attaquant offensif de profondeur spécialiste de l’attaque à 5. Même s’il y a un certain risque dans son cas (attitude, gabarit, frileux, éthique de travail, etc.), par son seul talent il possède sans doute une valeur intéressante aux yeux de plusieurs équipes. Et, dans 2-3 ans, il y aura peut-être un ou deux petits joueurs de moins avec l’équipe (ce qui lui laisserait une petite place)…

8. Jarred Tinordi (6e): On ne commencera pas à parler de flop dans son cas, mais on peut certainement commencer à parler d’un petit « retard » qui agace. Force est d’admettre qu’on aurait bien aimé au sein de la direction montréalaise que la progression de Tinordi se fasse un peu plus vite. Le choix de première ronde en 2010 (22e), ne casse encore rien dans la AHL à sa troisième saison avec les Bulldogs, alors que présentement on aurait souhaité qu’il soit à Montréal. Idéalement, il devrait à tout le moins être en train de mettre une pression sur Emelin ce qui donnerait des options à Bergevin, mais on en n’est pas là. Si on ajoute à Emelin, Beaulieu (1ere, 2011) qui l’a facilement dépassé, l’excellent patineur Mac Bennett (3e, 2009), un autre gaucher, qui semble bien s’acclimater à Hamilton ET le droitier Lernout (3e, 2014), qui semble surprenamment être en avance sur lui au même âge, Tinordi est-il toujours aussi indispensable au futur de la Flanelle? Pas sûr… Les gros défenseurs sans grand talent n’ont plus autant la cote de nos jours. Si au moins Tinordi était étanche défensivement… C’est justement son manque de talent qui le rend « à risque ».

9. Zachary Fucale (11e) : Sa médaille d’or au CMJ ne peut que lui être bénéfique pour sa confiance et il devra maintenant faire de son mieux pour mener les Remparts à la Coupe du Président, puis à la Coupe Memorial. De là à savoir s’il a l’étoffe d’un futur numéro 1 dans la LNH, il est trop tôt pour se prononcer, car tout n’est pas parfait dans son cas… Un projet sur 4-5 ans. Un bon kid, mais il n’y a vraiment pas de garantie chez les gardiens avec ce genre de profil.

10. Arturri Lehkonen (N/C): Une récente mononucléose et un CMJ en demi-teinte n’ont rien fait pour faire monter la cote de celui que Timmins avait identifié cet automne comme la « carte cachée » parmi les espoirs de l’organisation. On a sans doute encore bon espoir de le voir grossir afin qu’il se fasse davantage justice offensivement dans la SweHL, une ligue où il devrait encore demeurer quelques saisons. Il n’est pas rendu Arturri…

11. Greg Pateryn (7e):
Pour une raison obscure, Pateryn n’a joué aucun match dans la LNH depuis 2013. Lenteur dans l’exécution? Cette absence de rappel, c’est un peu ce qu’il l’a fait reculer dans notre classement, on ne sait pas trop ce que l’organisation pense de lui côté LNH. Mais il a un contrat one-way l’an prochain, donc… Un peu dans la même situation que Tinordi, il fera son entrée de peine et de misère comme 7e ou 6e défenseur ou sera échangé. Sa valeur n’a certainement pas augmenté cette saison, même s’il s’en tire encore plutôt bien à Hamilton. Mais c’est justement ça le problème, c’est encore à Hamilton… Dietz et Bennett vont-ils passer devant lui bientôt? Possible… Nygren? L’organisation ne semble pas croire en lui  (malgré des bonnes stats…) et lui non plus ne semble plus y croire. Caractère?

12. Daniel Audette
 (N/C): Audette est un des rares joueurs de centre dans le système de développement du CH. Il s’en tire plutôt depuis l’an dernier côté production offensive (1.14 p/m). Mais même si le Phoenix (sic) de Sherbrooke n’est pas un grand club défensif, avec un différentiel de – 10, Audette aura sûrement à travailler encore cette facette du jeu. Il aura peut-être sa chance avec Équipe Canada jr. l’an prochain. Un excellent passeur, de bonnes mains, mais pas aussi complet que Hudon.

Bon, à c’t heure on s’obstine!

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